Laleure du Pernand
Très chers lecteurs, veuillez m’excuser tout d’abord pour ma longue absence. Un mémoire à finir, un ordi qui décide de rendre l’âme, autant de mauvaises raisons pour ne pas prendre le temps de vous écrire. Heureusement nos chers Syl’vin et Etienne sont toujours aussi prolixes et n’ont pas chômé pendant mon silence. Mais tout ça est terminé, le mémoire est rendu et le nouvel ordinateur est arrivé ! Je peux donc reprendre mon rôle de petit scribe avec bonheur !
Rien de tel pour une reprise qu’un petit chardonnay de Bourgogne. Enfin petit est plus un tic de langage qu’un adjectif adéquat pour décrire ce Pernand-Vergelesses 1999 Premier Cru de chez Laleure-Piot ! Bien qu’étant un habitué des meilleurs jus de chardonnay bourguignon, je suis resté bouche bée (seulement après avoir avalé bien sur !) devant ce vin !
Un petit mot sur Laleure-Piot avant de passer au vin. Le domaine se situe principalement sur Pernand-Vergelesses et a bâti sa réputation sur les premiers crus de ce village, que ce soit en rouge (leur Iles-de-Vergelesses est noté 16,5/20 par Gault et Millau) ou en blanc. Chez Laleure, tous les vins blancs subissent deux fermentations, la deuxième se déroulant en futs de chêne.
Passons au vin en lui même. 13 ans pour un blanc ça peut faire un peu peur… mais dès l’ouverture de la bouteille on se rend compte que le vigneron (M. Laleure en 1999, le domaine a été racheté depuis) était quelqu’un qui savait prendre son temps. La robe est magnifique, entre le paille et l’or clair, ça évoque le « reflet du bouton d’or sur le menton » pour mon co-buveur ! Une couleur qui ravive les souvenirs et fait saliver d’avance !
Le nez est sur la même lancée, on retrouve le toasté caractéristique des vieux chardonnays de bourgogne, presque fumé ici et qui tend vers des arômes de sous-bois après aération. Cependant ce Pernand a su rester jeune et les notes de fleurs blanches lui permettent de rester frais. Les papilles s’excitent et crient « à moi! à moi! à moi! »
Ne les faisons pas attendre, la surprise vient d’abord de la fraicheur de l’attaque, les fleurs sont toujours là et loin d’être fanées ! Bien sur le vin est très évolué, et après l’attaque le fumé est de retour. Ce vin est pour moi à maturité, parfait à boire. C’est ma meilleure expérience en vin blanc après le Batard-Montrachet (l’un des deux grands crus de bourgogne !) c’est dire son niveau !!

Du morbier, un verre de Pernand Vergelesses 1C 1999 de Laleure Piot et le tour est joué !
Concernant l’alliance mets-vins, nous avions choisi l’alliance à la mode, vin blanc/fromage. Et c’est avec un bon morceau de morbier que nous avons bu cette merveille. Le Pernand s’est très bien associé avec ce fromage fort en goût, sans jamais se faire écraser. Vivement le retour à la maison pour voir s’il reste quelques bouteilles dans la cave !
Clément


