Chroniques d’une semaine de gala entre Champagne et Bourgogne

Déc 13, 2012 No Comments by

Tout commence mercredi dernier, dans les murs de Sciences Po Paris, par une dégustation de privilégiés. Un voyage au sein de ce que la Bourgogne produit de mieux (ou presque), avec la découverte du domaine Méo-Camuzet. Le premier vin, Fixin 1er cru, pourtant “simple” vin de négoce, par son fruité, sa fraîcheur, son équilibre et sa longueur nous fait comprendre que nous aurons décollé d’ici les 5è et 6è vins – Echezeaux et Clos Vougeot. Le concept de cette dégustation était une horizontale de 2006, sur laquelle Sylvain reviendra par ailleurs, je ne vais donc pas insister, mais cette semaine de gala commençait bien… Très bien…

Semaine de gala ? Eh oui, samedi, c’était remise des diplômes en toge à Reims suivi du fameux gala tout au Champagne – rien de plus logique pour la région.

Mais ne brûlons pas les étapes, et revenons à nos bourgognes. Car vendredi soir, pour se mettre de bonne humeur avant ce week-end de prestige, nous avons débouché une bouteille de St-Véran avec ma petite amie – du Domaine de la Croix Senaillet, au pied de la roche du Solutré pour les bourguignons -, qui nous a séduits par sa minéralité, sa fraîcheur et sa longueur. Une bonne surprise en bref (comptez un peu moins de 10€ – un super rapport qualité-prix pour les amateurs de chardonnay minéral).

Samedi, vous l’avez compris, c’est le jour J. Un jour J en 3 temps, et c’est là que les champagnes rentrent en jeu. D’abord à l’issue de la remise des diplômes lors du “cocktail”, ensuite pour le repas dans le centre de Reims, enfin lors de la soirée en tant que telle.
Lanson en magnum pendant le cocktail, pas de surprise, c’est bon ! Thiénot pendant le repas, pas de surprise, c’est bon ! (2 bonnes idées pour Noël d’ailleurs) Et quand intervient le champagne choisi par le BDE – Moutardier – c’est la… cata. D’autant plus que tout contents d’être diplômés, nous avions pris à 6 un jéroboam… Santé ! Allez, n’insistons pas sur ce faux pas. Pas sans rappeler ce “superbe” vin au chocolat il y a un an à la même époque !
Et finalement, lundi, retour au Bourgogne dans un restaurant auvergnat (qui vont très souvent de paire) : Le chenin, dans le 9è. Le patron est simplement quelqu’un d’adorable, prenant le soin de serrer la main de chacune des personnes s’asseyant à l’une de ses tables. Si la cuisine auvergnate est super, la carte de vins est à n’en pas douter à la hauteur ! Au-delà du vin du mois, le très joli Château Haut Meyreau 2010 (à 24€ à la carte) – qui ne rentre pas dans le scope de ce billet consacré au Champagne et à la Bourgogne – le patron nous a fait goûter un Ladoix 1er cru de chez Michel Mallard (à 69€ la bouteille tout de même). Une explosion de fruits et de notes animales qui en font un bourgogne racé. Il m’a d’ailleurs glissé à l’oreille qu’il en vend en ce moment une petite quinzaine par semaine. Situé à 5 minutes à pied des grands magasins, je ne peux que vous le conseiller après votre journée shopping de samedi !

Je vous passe le Chablis sans étiquette que je suis en train d’ouvrir, car c’est pas bien de faire ça et j’ai assez bu pour cette semaine ! 🙂

Etienne

Les tribulations de mes amis, Qu'est-ce qu'on boit ce week-end
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