“Liberté suppose ignorance”

Mar 18, 2013 No Comments by

Après les épisodes Vin et Finance, Vin et Musique, voici le Vin et la Bande Dessinée raconté par un Etienne conquis sur Les Tribulations de Syl’Vin. En l’occurrence, une BD absolument passionnante, Les Ignorants, qui nous donne à voir la découverte des univers du vin et de la BD, le plaisir, le partage liés à ces mondes. Découverte, plaisir, partage, voici un résumé du monde du vin. S’il est des bouteilles à avoir au fond d’une cave, cette BD est incontournable au pied de votre lit. Bonne lecture !

Syl’Vin

 

Je crois que cette citation de Paul Valéry, bien qu’un petit peu pompeuse pour notre modeste blog de vin, résume très bien la bande dessinée d’Etienne Davodeau nommée les Ignorants.

Vous vous demandez déjà qui sont ces ignorants, voici la réponse :Les ignorants

L’auteur de bande dessinée Etienne Davodeau et le vigneron Richard Leroy. Si Davodeau ne sait pas grand-chose du monde du vin, Leroy, dévoué à ses vignes des coteaux du Layon, n’a jamais lu de BD ou presque. Mais ce sont deux hommes curieux, passionnés et curieux, qui ont comme point commun d’être des experts dans leur domaine.

J’ai découvert ce livre sorti fin 2011 au hasard d’une librairie il y a quelques semaines. Et ce livre, pour tout amateur de vin et de BD, représente tout simplement 268 pages de plaisir ; mais pas besoin d’être un grand connaisseur de l’un ou l’autre domaine, il suffit d’avoir l’envie de découvrir une belle histoire humaine, celle de deux mecs qui créent et ont le pouvoir de rapprocher les êtres humains avec cela.

Pendant un an, Étienne Davodeau a goûté aux joies de la taille, du décavaillonnage (si la définition du Larousse vous intéresse), de la tonnellerie ou encore s’est interrogé sur la biodynamie (les démonstrations empiriques de Leroy sont des petites pépites pour tout biodynamie-sceptique, si l’on ne sait pas plus quoi en penser à la fin du livre, on a simplement envie d’en goûter quelques échantillons, et l’on a très fort envie de croire Leroy). Richard Leroy, de son côté, a lu des bandes dessinées choisies par Etienne, a rencontré des auteurs, s’est rendu dans des festivals, est allé chez un imprimeur, s’est penché sur la planche à dessin d’Etienne… Sa rencontre avec le célèbre Jean-Pierre Gibrat ou sa façon de voir Moebius sont d’un rationnel absolument désemparant. C’est cette franchise dans la plume de Davodeau qui transmet à la fois la candeur et le pragmatisme de ces deux héros qui nous touchent et nous laissent ce doux sourire aux lèvres, comme nous le laisserai une gorgée du vin de Richard Leroy, ou d’un doux vin des coteaux du Layon d’un des ses voisins, car lui n’élève que du chenin.

Mêlant à la fois (comique de) répétition – le leit motiv de la taille des vignes est une petite merveille, à la fois attendrissant et drôle – et surtout (comique de) situation – Davodeau expérimentant les dégustations ou Leroy expérimentant les salons de BD, chacun avec des yeux à la fois curieux, perdus, émerveillés et critiques nous embraquent.

Davodeau donne du rythme à cette jolie histoire en maniant à merveille le jeu entre Davodeau (l’auteur) et Etienne (le vigneron néophyte), et nous embarque durant presque 300 pages. Certes cette BD coûte 24€, mais c’est un bon investissement ! Vous comprendrez cette pompeuse citation en guise de titre et  ferez un pas de plus vers le redressement économique expliqué sur ce blog il y a peu… 🙂

Avertissement : « Buveurs d’étiquette », passez votre tour…

Bonne lecture,

Etienne

PS : Ne cherchez pas le site internet de Richard Leroy, ça n’existe pas…

Les tribulations de mes amis
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