Le Champagne Ruinart vous emmène en voyage au Japon…

Juil 02, 2014 No Comments by

Vous qui avez vu ce titre défiler sur les réseaux sociaux et qui vous êtes dit qu’il y avait un voyage au Japon à gagner, lisez attentivement cet article…

En ce moment, si certains s’envolent pour le Brésil (ou reviennent plus tôt que prévu, coucou les Italiens, Anglais, Portugais et Espagnols…), j’ai eu la chance de partir en voyage au Japon avec le Champagne Ruinart il y a quelques semaines.

Rendez vous était donné non pas à Roissy mais au 1 rue Pierre Leroux dans le 7ème arrondissement de Paris, chez Aïda, l’un des meilleurs restaurants japonais de Paris. Si ce n’est le meilleur.

Après nous avoir présenté le maître Koji Aïda et sa brigade, Frédéric Panaïotis, chef de caves de Ruinart et pilote de la soirée nous invite à attacher nos ceintures.

“PNC aux portes, armement des tobogans, vérification de la porte opposée”

C’est parti. Direction le pays du soleil levant. Nous prenons un peu d’altitude, nous survolons la Champagne et ses étendues de vignes en pleine forme après avoir échappé aux gelées tardives et jetons un oeil par les hublots aux crayères millénaires dans lesquelles vieillissent des millions de bouteilles. Passant directement de son sommeil dans ces crayères 20 mètres sous terre à la lumière éclatante au dessus des nuages, le champagne Dom Ruinart 2002 est servi.

Dom Ruinart 2002

Cuvée iconique de la Maison Ruinart, ce Dom Ruinart 2002 nous fait quitter l’Europe et ses notes florales pour le Moyen Orient avec ses arômes de biscuit, noix de pécan pour nous rapprocher progressivement de l’Asie et ses fruits exotiques. Superbe champagne d’une grande fraicheur, aérien (heureusement pour éviter les trous d’airs et diverses turbulences…) et ciselé, la richesse et la plénitude du cépage chardonnay en fait un lien parfait entre l’Orient et l’Occident.

Juste avant de relever les tablettes, une soupe de gingembre permet d’atterrir en douceur et de commencer le ballet harmonieux des plats, mariage réussi entre la gastronomie française et japonaise où de sublimes produits français sont relevés, revisités ou réinventés grâce aux produits nippons. Ainsi, un émincé de veau de Corrèze est subtilement relevé avec un piment doux. En réalité, on s’aperçoit qu’il s’agit d’un mariage à 3 : le veau, le piment et… Dom Ruinart 2002 ! Ce champagne allonge le plat, lui donne de la rondeur et apaise le fougueux piment.

Parmi la douzaine de plats dégustés ce soir là, j’en ai retenu 2 autres : un sashimi de vernis et un délicieux homard grillé. La chair craquante, tendre et iodée du vernis gagnait en complexité et longueur avec ce champagne. Puis, rapidement, la plus belle cuvée de Ruinart laisse la place à un saké pour une immersion totale dans la gastronomie japonaise. Le homard, très riche (on parle de la chair, pas du prix), excellent, d’une grande finesse et à la chair sublime se marrie très bien avec le saké qui le rafraichit et le dynamise.

Koji AïdaLe homard avant la découpe du chef…

Délicatement et minutieusement préparés par le chef et sa brigade sur un piano devant les convives, l’éxécution, la découpe et le dressage des plats sont ici élevés au rang d’art. Sans bruit, sans affolement, on a l’impression d’être dans une manufacture horlogère du Haut Doubs. Précision et rigueur sont les maîtres mots.

Koji Aida et sa brigadeLe maître Koji Aïda et une partie de sa brigade.

Les desserts arrivent, le redécollage est imminent. Une gelée de menthe à la fraise s’amuse comme une folle avec un Morey Saint Denis 2011 de Dujac : un tourbillon de fruits rouges où le cassis et la cerise du vin répondent à la fraise du dessert. La bouche, très serrée mais avec beaucoup de fruits, est déjà envoûtante. La Côte d’Or est encore loin mais le royaume du saké n’est déjà plus qu’un souvenir…

Sur le chemin du retour, les yeux dans la brume et le palais dans les nuages, on est ravi d’apprendre que cette expérience franco japonaise peut se poursuivre en France avec le développement de la culture japonaise : galeries d’art, vendeurs de thé et même les instituts de beauté sont en plein essor. Ce qui nous donne ce dernier conseil du pilote Frédéric Panaïotis avant de sortir le train et rentrer les volets : “si l’utilisation du Yuzu fait fureur dans les instituts de beauté, attention le jus de sudachi ne s’utilise pas en lotion démaquillante !”.

 

In Vino Veritas,

Sylvain

Crédits photos : DR.

 

Les accords mets-vins, Les beaux billets de Syl'vin
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